Dossier permanent d'un groupe de courageux amateurs de science économique

Ce blog a pour but de garder une trace utile de ce qui s'est dit ou fait ou a été étudié dans le groupe. Il y est pratiqué une totale liberté pour l'insertion des commentaires sur les articles, les articles des membres étant revus par l'animateur avant publication.

lundi 19 novembre 2012

Au sujet des déficits et des qualificatifs qui leur sont attribués


 

On comprend aisément que c’est quand les dépenses sont supérieures aux recettes que la différence est baptisée déficit. Et si on retire des dépenses les intérêts annuels de la dette, le résultat constitue ce que l’on nomme déficit primaire, ce qui implique que le déficit tout court était le déficit total (ou déficit secondaire). Mais si la croissance potentielle n’est pas atteinte, cela résulte au moins en partie d’une conjoncture défavorable qui a provoqué une baisse des recettes fiscales et une augmentation des dépenses, ces deux variations constituant le déficit dit conjoncturel. La déduction du déficit conjoncturel du déficit primaire produit le déficit structurel.

E X E M P L E

Déficit et dette N-1, N, N+1
N-1
N
N+1
Croissance en %
1,5
0,5
PIB
2000000
2030000
2040150
Recettes
216347
215000
Dépenses
290714
300000
Déficit
-74367
-85000
.- Intérêts
-48773
-50882
Déficit Primaire
-25594
-34118
Déficit Conjoncturel
0
-10633
Déficit Structurel
-25594
-23485
Dette début d’année
1720000
1794367
Dette fin d’année
1720000
1794367
1879367
Déficit total en %
-3,66
-4,17
Intérêts en %
-2,40
-2,49
Déficit primaire en %
-1,26
-1,67
Déficit conjoncturel en %
0,00
-0,52
Déficit structurel en %
-1,26
-1,15
Dette en %
86,00
88,39
92,12

 


C O M M E N T A I R E

 
On voit que le passage du déficit total au déficit primaire ne pose pas de problème technique (le montant des intérêts est connu au cent[1] d’euro près),

-          mais l’idée que l’intérêt de la dette serait une dépense d’une nature différente des autres  est suspecte ; c’est en effet une charge si peu différente des autres dépenses qu’en cas d’insuffisance de recettes on ne s’en libère que par le même moyen c’est-à-dire par l’emprunt ;

-          d’autre part l’affaire commence à se compliquer quand il s’agit d’extraire des comptes nationaux les éléments du déficit conjoncturel (le tableau ci-dessus simplifie outrancièrement en se contentant de comparer le total de recettes et le total des dépenses de deux années consécutives) ; le but étant de minorer le déficit structurel (qui conduit à de pénibles réformes et à d’encore plus pénibles  baisses  des dépenses) on imagine les discussions byzantines que les politiciens professionnels engageront avec Bruxelles ;

-          le résultat dit « structurel » auquel on parvient après ces deux déductions reflète l’état de l’organisation de la nation et de ses équipements ; s’il est déficitaire, cela signifie deux choses : il faut en corriger les insuffisances, tâche de toute façon utile ; mais cela signifie aussi que la dette va continuer d’augmenter, ce qui est insupportable au point que nous avons atteint ; l’objectif impératif du résultat structurel est de dégager un excédent afin de commencer à réduire le recours à l’emprunt pour entrer dans le cycle vertueux dans lequel chaque excédent structurel réduit la masse des intérêts, réduction qui permet une nouvelle diminution du recours à l’emprunt.

Cette analyse est techniquement correcte, il est vrai qu’une conjoncture défavorable réduit les recettes et augmente les dépenses sociales, causant ainsi un déficit qui ne se serait pas produit dans une conjoncture ordinaire, et qu’une prochaine conjoncture favorable permettrait de couvrir. Le problème ici c’est que nous avons toujours fabriqué des déficits, même dans les conjonctures ordinaires, même dans les conjonctures favorables ; le pire étant que nous n’avons  jamais connu de conjoncture si favorable qu’elle aurait compensé le déficit de l’année précédente, et c’est ce qui explique le niveau actuel de la dette.

A ce point du raisonnement, il reste à répondre à trois questions :

1.       Toute dépense publique est-elle favorable à l’économie en général et à la croissance en particulier ? Les opposants à toute réduction en sont convaincus, ce qui est évidemment discutable, et il a été démontré par d’autres pays placés devant le même problème que cela est faux.

2.       Il est admis qu’il suffirait que la croissance progresse plus vite que l’augmentation de la dette pour atteindre, avec le temps,  l’objectif de 60%. Cela suppose que les conditions de la croissance soient réunies, et en particulier le volume et l’orientation des investissements et la disponibilité d’énergie.

3.       Le déficit total ne doit pas dépasser le plafond de 3% (Maastricht et le PSC[2]), mais on doit admettre que le gouvernement n’a pas la maîtrise à court terme des intérêts de la dette, c’est donc le déficit primaire qu’il faut étroitement contrôler, et en particulier le déficit structurel, d’où l’obligation de diminuer les dépenses de l’État.



[1] Substantif de l’eurolangue qui signifie centième en arithmétique et centime en français
[2] Pacte de Solidarité et de croisance

mercredi 24 octobre 2012


Krugman et les bulles

 

Paul Krugman[1] publie dans le NYTimes[2] un grand nombre  de billets très courts exprimant son opinion d’économiste sur tous les évènements d’actualité qui l’inspirent ; mais leur brièveté les rend parfois très obscurs  pour beaucoup de lecteurs. Or, il vient de nous donner un article explicitant la justification théorique de ses affirmations péremptoires sur la manière de sortir de la crise. En voici la traduction.

Des bulles, encore de bulles, un conflit conceptuel.

Nous vivons  les séquelles d’une crise financière majeure. Reinhart et Rogoff[3] nous avaient avertis de ce que la reprise serait probablement lente ; j’avais fait de même en me fondant sur moins de justifications historiques. Et cela s’est confirmé.

Mais, en me basant sur les discussions que j’ai entendues, tant dans les blogs que sur les forums comme celui sur le débat de la Chambre des Communes de lundi dernier, il y a beaucoup de confusion, même chez les économistes, sur ce que nous dit réellement le type de reprise lente suivant la crise financière. En gros, il semble y avoir une confusion entre ce qui est habituel et ce qui est nécessaire. Ce ne sont pas les mêmes choses.

Voilà comment j’interprète ce que nous voyons dans les données historiques : la crise financière laisse un excès de problèmes du secteur privé, principalement un excès de dette de quelque sous-ensemble d’agents économiques – ménages, dans le cas des Etats Unis. Parce que ces agents sont soit obligés soit fermement persuadés de réduire leurs dépenses, le taux d’intérêt adapté au plein emploi baisse fortement – et dans le cas d’une crise sévère, tombe largement en dessous de zéro.

Il résulte de ceci que la politique monétaire conventionnelle, qui normalement supporte une grande partie du poids de la stabilisation économique, n’est plus capable de le faire.

A ce stade, il y a d’autres options de politique économique. Vous pouvez appliquer une politique fiscale discrétionnaire, c’est-à-dire une stimulation fiscale, pour accroître la demande ; vous pouvez appliquer une politique monétaire non conventionnelle pour déprimer le « spread » des taux d’intérêt, et/ou augmenter les anticipations d’inflation, ce qui aide à dépasser le problème de la borne zéro[4]. Historiquement cependant, les pays tendent à ne pas appliquer ces mesures, ou ne le font pas sur une échelle suffisante. Pourquoi ? Considérations politiciennes. Confusion intellectuelle. Inertie. Craintes mal placées.

Au fond, cela exige beaucoup plus de clarté et d’unité de poursuivre soit l’expansion fiscale discrétionnaire soit la politique monétaire non conventionnelle que de baisser le taux de la FED[5], et peu de pays font en sorte d’exposer cette sorte de clarté et d’unité. Et c’est pour cela qu’il fallut une guerre pour mettre fin à la Grande Dépression ; il n’y a rien de particulier dans les dépenses militaires d’un point de vue économique, mais en tant que domaine politique Hitler[6] s’organisa pour passer outre aux objections habituelles envers la stimulation.

Cela m’amène aux confusions intellectuelles.

D’abord, je reçois de nombreuses récriminations affirmant que les gens dans mon genre ne sont pas consistants : nous disons que les crises financières sont habituellement suivies par des baisses prolongées, et nous voulons aussi Mettre Fin à cette Dépression Maintenant[7] ! et proclamer que cela peut être fait très vite. Mais ce n’est pas de l’inconsistance : ce sont de simples actions politiques qui pourraient rapidement mettre fin à cette dépression maintenant, de même que c’était de simples actions politiques qui auraient pu rapidement miettre fin aux dépressions passées. Le problème est que les hommes politiques, aujourd’hui et hier, tendent à ne pas prendre ces décisions – et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle quelques-uns d’entre nous écrivent des livres.

Ensuite, il y a beaucoup de confusion sur la différence entre demande et offre. On entend sans cesse que l’on ne peut espérer revenir au niveau d’emploi de 2007, parce qu’il y avait alors une bulle. Mais qu’est-ce qu’une bulle ? C’est une situation dans laquelle des gens dépensent trop – et on ne peut attendre d’eux qu’ils reviennent à leurs anciennes habitudes de dépense. Mais cela ne nous dit pas si d’autres gens peuvent dépenser davantage, de telle sorte que l’économie ne souffre pas d’une dépense d’ensemble inadaptée. Larry Summers[8] aimait dire qu’il n’est pas nécessaire de regonfler un pneu crevé par le trou ; c’est l’évidence même. Oui, les ménages américains très endettés devront dépenser moins dans l’avenir ; mais le gouvernement peut dépenser plus, nous pouvons réduire le déficit du commerce extérieur, et d’une manière générale il n’y a pas de raison que la demande totale doive se réduire en dépit des excès passés de certains acteurs.

Un dernier point : on continue d’entendre l’argument « structurel », selon lequel nous devons nous attendre à un sous-emploi élevé de longue durée parce que cela prend du temps d’adapter les ouvriers du bâtiment aux emplois industriels. Une réponse est que cette description de l’économie est fondée sur des données erronées: les pertes d’emplois n’ont pas été concentrées sur quelques secteurs ou professions, elles ont été largement étalées dans l’économie. Mais il y a aussi une réponse conceptuelle : si le déplacement de travailleurs d’un bout à l’autre des secteurs exige un sous-emploi de masse, comment sont apparues les années de la bulle – quand nous quittions l’industrie pour aller dans le bâtiment – n’était-ce pas des années de sous-emploi élevés ? Pourquoi aller dans les secteurs de la bulle créé plus d’emplois, mais quitter les autres secteurs résulte en mois d’emplois ? Je n’ai jamais entendu une réponse cohérente.

Revenons au cœur du sujet : oui, la suite des crises est habituellement une période pénible. Mais cela est dû au fait que la réponse politique aux crises est généralement mal foutue. Nous répétons la même histoire – mais nous ne devrions pas.

Le Professeur Krugman s’en prend de manière convaincante à ses confrères qui conseillent les auteurs des mesures politiques mal foutues ; nous aimerions maintenant qu’il nous dise les mesures utiles qu’il recommande.



[1] Prix Nobel d’économie 2008
[2] Du 20 octobre 2012
[3] Auteurs de : Cette fois c’est différent : huit siècles de folie financière 2010
[4] Il s’agit du problème posé à l’économie par le taux d’intérêt fixé par la banque centrale à zéro.
[5] Abréviation de Federal Reserve (Banque centrale des États Unis).
[6] Oserons-nous dire que Paul Krugman atteint le fameux point Godwin ?
[7] End This Depression Now ! Titre d’un livre récent (juillet 2012)de Paul Krugman
[8] Célèbre économiste américain, Ancien Secrétaire au Trésor.

samedi 20 octobre 2012


Initiation à l’économie


Résumé de la séance du 17 Octobre 2012


 

Introduction à l’analyse économique.


Chapitre 1 – But : comprendre le monde


Cet ouvrage s’adresse en particulier à l’adulte qui veut simplement mieux comprendre les phénomènes et les problèmes économiques. Simplement doit ici être entendu non comme de manière simple mais comme seulement ; il ne s’agit en effet  ici ni de rechercher l’origine des phénomènes ni de proposer  les solutions des problèmes économiques. Dans ce but le lecteur devra faire l’effort d’adopter le point de vue particulier de l’économiste.

1.       Qu’est-ce que l’économie ?  Définition – Plan de l’ouvrage

Il est difficile de donner une définition simple et complète de l’économie, et la donnerait-on qu’elle ne serait pas acceptée par tous.

-          L’économie étudie la façon dont les individus ou les entreprises utilisent les ressources rares en vue de satisfaire au mieux leurs besoins.

-          Microéconomie : étude des comportements individuels

-          Macroéconomie : étude des phénomènes de société pour expliquer le fonctionnement global de l’économie

-          Tous les comportements humains peuvent être examinés d’un point de vue économique

-          Approche générale des problèmes économiques : Qui décide ? En vue de quels objectifs ? Quels sont les moyens disponibles et les contraintes (ressources rares) ? Quelle est la solution optimale ? Ce à quoi nous sommes tentés d’ajouter : Quels sont les risques et à quel horizon ?

-          Plan : Qui fait quoi ? Comment ça marche ? Les problèmes de l’économie nationale : récession, inflation, chômage et équilibre des échanges extérieurs.

2.       Quelques caractéristiques du raisonnement économique

La théorie est abstraite. Toutes choses égales par ailleurs. Analyse positive (le monde tel qu’il est) et analyse normative (le monde te qu’il devrait être). Attitude du botaniste ou du militant.

Les écoles de pensée : l’analyse orthodoxe comprend deux courants (classique- équilibre des marchés par les prix- et keynésien –déséquilibres nécessitant l’intervention de l’Etat).

Pour une économie « humaine » : satisfaction de tous les besoins de tous les hommes.

Économie humaine : économie historique, politique, sociale et écologique. Idéalement, cette initiation à l’analyse économique demande de fréquenter d’autres domaines (histoire, géographie, démographie, sociologie, philosophie, droit) pour avancer sur la voie de la compréhension du monde.

mardi 17 juillet 2012

L’audit de la Cour des comptes





La Cour des comptes a rendu le 3 juillet un rapport sur « La situation et les perspectives des finances publiques » auquel il avait été fait références sous l’expression « audit de la Cour des comptes ».  Rappelons que l’audit est une activité de contrôle qui s’exerce en appliquant une procédure ; la procédure appliquée pour le contrôle des comptes, comme pour de nombreuses autres activités, est normalisée par l’Organisation Internationale de normalisation (ISO). Outre l’application de ces normes, le contrôle des comptes est pour certaines institutions une obligation légale entraînant pour l’auditeur une responsabilité pénale (cas les commissaires aux comptes) ou des obligations de conseil (pour la Cour de comptes) ; c’est pourquoi le titre du rapport mentionne « la situation » contrôlée par l’audit, et « les perspectives » dont la description couvre le conseil.

Le plan du rapport est le suivant :

-          la situation en 2011 ;

-          la situation et les perspectives en 2012 ;

-          les perspectives pour 2013 et au-delà ;

-          les conséquences des nouvelles règles européennes.



La situation en 2011

Le niveau du déficit de la France (5.2%) est le double de celui qui permettrait  de stabiliser la dette en pourcentage du PIB ; en conséquence, elle augmente de 3.7% et les intérêts de 12% (52.6 Milliards).



La situation et les perspectives en 2012

La cour n’a pas tenu compte des décisions prises après l’élection présidentielle ni les conséquences des décisions européennes en faveurs d’Etats ou de banques en difficulté.

Néanmoins, la Cour souligne que la trajectoire prévue exige, pour être respectée, une stricte vigilance dans l’exécution des dépenses et une réduction de la croissance de l’ONDAM de 0.2%, des mesures fiscales nouvelles d’effet rapide et d’un montant significatif.



Les perspectives pour 2013 et au-delà

Le rééquilibrage rapide des comptes publiques doit être impérativement poursuivi en 2013 et prolongé jusqu’en 2016-2017, non seulement par augmentation des recettes, mais aussi par diminution des dépenses.

Les prévisions macroéconomiques associées aux projets de lois de finances devront être validées par un organisme indépendant. Le respect des règles budgétaires devra être vérifié a priori et a postériori par un comité budgétaire. Les déviations devront être automatiquement corrigées.

Conclusion générale

1)      Une trajectoire 2012 à réassurer

2)      Une difficile équation budgétaire pour 2013 (Le non-respect de la trajectoire présenterait des risques économiques, financiers et sociaux bien plus importants et durables que ceux que fait peser à court terme sur l’activité économique la réduction rapide du déficit)

3)      Une gouvernance d’ensemble de nos finances publiques à réformer (Il est peu pertinent de fixer une trajectoire exigeante de retour à l’équilibre si une partie des administrations publiques peut continuer à définir ses actions indépendamment de cette contrainte nationale)

4)      Une priorité absolue : renforcer l’efficience des dépenses publiques




samedi 2 juin 2012


Compte rendu de la séance du 16 mai 2012





1.      Actualités

-          Statistiques sur l’épargne des ménages par canaux et par destination (distribution d’un document avec quelques chiffres).

-          Résumé d’un discours de Mervyn King, Gouverneur de la Banque d’Angleterre, prononcé le 2 mai à la BBC, analysant les causes de la crise financière et prescrivant trois familles de réformes radicales (Régulation, Résolution et Restructuration).

-          Évolution des grands exportateurs de 1981 à 2010 (distribution d’un document) ; peu de changement dans les cinq premiers, à part le jaillissement de la Chine



2.      Début des réponses aux questions posées le 11 janvier

-          Financement des PME, première partie : le bas du bilan (distribution d’un schéma) et le cycle de production. Le bon usage du découvert autorisé.



3.      Réponse à une question posée le 18 avril

-          Bale 3 : La Banque des Règlements Internationaux et le Comité de Bâle (Domaine de la Gouvernance Mondiale).



4.      Le Blog

Adresse :  http://sensibilonomie.blogspot.com



5.      L’initiation à l’économie

Poursuite de la recherche de manuels scolaires sur le programme de Sciences Économiques de 1ère et de Terminale.



6.      Questions diverses

Notre prochaine réunion marquera la fin de la première saison de la Sensibilisation à l’Économie. L’UDTL poursuivra ce programme à la rentrée et commencera un module complémentaire d’Initiation. Dans cette perspective, vos critiques et suggestions sur ce que nous avons fait au cours du semestre, et sur ce que vous souhaitez, sont les bienvenues, non seulement lors de cette réunion mais aussi ensuite, par le canal de mails, du téléphone ou de commentaires sur le blog (qui continuera d’être mis à jour).





Au plaisir de vous revoir et de vous entendre le 6 juin.