Dossier permanent d'un groupe de courageux amateurs de science économique

Ce blog a pour but de garder une trace utile de ce qui s'est dit ou fait ou a été étudié dans le groupe. Il y est pratiqué une totale liberté pour l'insertion des commentaires sur les articles, les articles des membres étant revus par l'animateur avant publication.

dimanche 7 avril 2013

Compte rendu de la réunion du 19 Décembre 2012



 

Histoire d’un scandale : les entreprises du CAC 40 paieraient en moyenne l’impôt sur les sociétés au taux de 8% alors que les PME seraient taxées à 35%.

Cette « information » répétée par les médias est fausse, et il suffit de lire les rapports annuels de ces entreprises pour le constater. On voit ainsi pour TOTAL, page 215 du rapport sur les comptes consolidés de 2011[1], que sur un bénéfice imposable de 26.654 Md, la société a payé 14.073 Md d’impôt sur les sociétés soit un taux de 52.8%, alors que le taux appliqué en France était de 36.1%. Cet impôt a été payé aux États dans lesquels les bénéfices ont été réalisés, conformément aux conventions internationales applicables en cette matière. Evidemment, toutes les entreprises étrangères réalisant des profits en France payent l’impôt sur les sociétés à l’État français. S’il fallait que TOUTES les entreprises françaises paient à l’État français l’impôt sur la totalité de leurs bénéfice, il faudrait qu’elles les réalisent en totalité sur le sol français et donc qu’elles s’interdisent toute activité à l’étranger. Bizarre à l’ère de la mondialisation …

 

Précisions et commentaires sur les ménages

Page 38. Le coût du temps : le temps dont chacun dispose est aussi une ressource rare ; l’allocation que chacun fait de son temps ne répond pas uniquement à des considérations économiques.

Mais le temps a aussi une valeur économique s’il participe à une production économique. En particulier, le prix réel d’un bien à une époque donnée correspond au temps de travail nécessaire pour acquérir le revenu qui permet d’acheter ce bien.

Page 39 : productivité et progrès technique entraînent des coûts décroissants alors que les services dans lesquels le progrès n’intervient pas voient leur prix évoluer comme l’inflation (exemple : la coupe de cheveux).

Page 40. L’hypothèse que le progrès technique conduirait les ménages à réduire le nombre d’enfant pour économiser le temps est extrêmement discutable ; le progrès intervient dans ce phénomène en réduisant la mortalité infantile (avant un an) de sorte que moins de naissances conduisent à autant d’enfants vivants ; ce n’est pas le résultat d’un choix pour économiser du temps.

La démarche scientifique en économie : refus des explications par l’évolution des goûts et des préférences (Nous sommes évidemment d’accord avec Jacques Généreux qui est là en contradiction avec sa théorie sur la raison pour laquelle les ménages ont moins d’enfants).

L’économiste cherche un outil performant pour expliquer les faits.

Les comportements humains sont conditionnés par des contraintes observables, mais ce n’est pas la seule voie d’accès à la vérité (cf. « l’allocation que chacun fait de son temps disponible »).

Page 41. Fonction croissante : expression mathématique "la consommation est une fonction croissante du revenu"

Revenu et patrimoine / Flux et stock : dans les états comptables, le compte d’exploitation mesure des flux, et le bilan mesure des stocks ; de la même manière, la Comptabilité Nationale analyse l’économie selon les opérations d’une part (pour la production et la consommation par exemple), et selon les soldes d’autre part (pour les soldes).

Moteur de la croissance (Discussion)

Page 43. Influence du taux d’intérêt sur l’épargne et l’investissement. Effet ambigu car parfois contraire à la théorie et à l’intuition. Exemple : la baisse du taux rémunère moins l’épargne qui ne permet pas de financer des prix en augmentation ; or on a vu une bulle immobilière se créer avec des taux d’intérêt historiquement bas.

 

Commentaires sur les entreprises non-financières

Page 47. Hypothèse de l’analyse économique : Maximisation du profit. Cette hypothèse n’est qu’une hypothèse sans doute utile à la théorie mais ne correspond pas à la réalité de la majorité des entreprises. C’est beaucoup plus souvent l’insuffisance opérationnelle de profit plutôt que sa non-maximisation qui cause la chute des entreprises ; sa stratégie industrielle et commerciale est généralement à l’origine des échecs ; par ailleurs la création d’une entreprise ne peut aboutir si elle est basée sur un plan qui ne comprendrait qu’un objectif de résultat. Le profit est en effet le résultat d’une politique et ne peut constituer l’essentiel  d’un projet. La chute récente de stars de la haute technologie comme Xerox et Kodak le montre spectaculairement.

Page 51. Les facteurs de production. Pour produire un bien ou un service l’entreprise a besoin de travail et de capital (pour acquérir les équipements) la valeur créé par la production et composée des salaires et des amortissements des matériels et bâtiments ; cette valeur est ajoutée aux matières premières (ou pièces détachées) achetées à d’autres entreprises (appelée consommations intermédiaires), c’est pourquoi on l’appelle la Valeur Ajoutée. Cette Valeur Ajoutée sert en outre d’assiette fiscale à une taxe qui s’appelle la Taxe à la Valeur Ajoutée ou TVA et qui est collectée par les entreprises (sauf les banques) auprès de leurs clients.

Page 53. Consommation du capital

La valeur des machines et des bâtiments est dépensée en une fois mais servira plusieurs années. Or, pour déterminer la valeur de production d’une année, autant à des fins industrielles et commerciales que fiscales, il est nécessaire de répartir cette charge sur la durée effective (en pratique la durée prévue), c’est l’amortissement. Les entreprises appliquent des durées et des méthodes d’amortissement qui leur sont propres, mais doivent respecter les règles fiscales dans leur déclaration annuelles si elles en diffèrent.

Lorsqu’une machine doit être remplacée avant la fin de la durée prévue parce qu’elle n’est plus au niveau technique de la branche (c’est ce qu’on appelle l’obsolescence) ou parce qu’elle s’est usée plus vite que prévu, elle est sortie de l’actif et la partie non amortie est passée en perte.

Pour être précis, on dit que chaque année le compte amortissement est doté d’une somme calculée article par article qui viendra en déduction de la valeur des immobilisations à l’actif du bilan ; cette somme est comptées dans les charges ordinaires de l’exercice.

Page 54. Le Produit Intérieur Brut. On le dit brut car il ne comporte pas la consommation de capital ; cela résulte d’une décision technique dans la définition de la Comptabilité Nationale. En effet, la C.N. est alimentée par des statistiques et la consommation de capital ne fait pas l’objet de statistiques facilement incorporables à la C.N. Comme on estime que les variations annuelles de la consommation de capital ne sont pas importantes, on préfère se contenter du P.I. Brut plus facile et plus rapide à obtenir. On note que le Professeur Jacques Généreux n’est pas clair lorsqu’il explique : « … le terme brut est là pour rappeler que le PIB inclut la consommation du capital, qui ne constitue pas une production mais une charge ». Or, la valeur de la production créée par l’économie comprend le coût des facteurs qui sont le travail ET le capital ; donc la consommation du capital constitue une production d’une part, et une charge d’autre part, selon les principes de la comptabilité en partie double appliquée par la C.N. ; il en va de même pour le coût du travail (production pour certains agents et revenus pour d’autres).

Nature des facteurs et substitution. Signification des licenciements « boursiers ».

Page 56. Rendements décroissants. Pourquoi l’entreprise développe sa production ? Limites du développement de la production. Selon JG la productivité du travail serait normalement et fatalement décroissante à court terme : FAUX.

Page 57. Productivité à long terme. Economies d’échelle. Innovation

Page 59. Coût/Productivité

L’entreprise cherche à maximiser l’efficacité

Page 60. Coût des facteurs = coût du travail plus coût du capital

Coût du capital = loyer de l’argent (problématique de l’emprunt et des capitaux propres).

Demande de travail : fonction décroissante du salaire réel (discussion).

Théorie du capital humain (Discussion)

Théorie des contrats implicites (Discussion)

Théorie du salaire d’efficience (Discussion)

Page 65. Demande de capital – Influence du taux d’intérêt réel

Taux de rendement interne (TRI) (Discussion

Page 69. « Chaque unité produite entraîne une recette supplémentaire ». FAUX

 

 

 

Questions diverses

Pour la prochaine séance (23 janvier 2013 à 17.00 heures) lire le chapitre sur les sociétés et institutions financières pages 74 à 88.

 




[1] Document distribué aux présents

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