1.
Retour sur les définitions de l’économie
Dans les années 50 Raymond Barre pouvait
définir l’économie comme la science de l’administration des ressources rares,
car ce qui faisait la rareté des ressources n’était pas une limitation
quantitative (on n’avait pas encore parlé de l’épuisement des ressources) mais
une limitation par le coût, ce qu’une bonne administration sait gérer. Mais
dans les années 90, l’apparition du risque de pénurie, et donc la nécessité
d’anticiper, exige une approche plus complexe que la simple gestion de la
pénurie, et qui consiste à analyser les rapports que nous avons avec les
ressources limitées, voire disparues, ce qui nécessite le recours à la pensée
stratégique.
2.
Retour sur les banques
La fonction de service public des banques (
distribution de la monnaie fiduciaire et scripturale et du crédit) justifie
leurs privilèges : garantie de l’État sur les dépôts des particuliers,
accès au refinancement de la banque centrale, et protection générale des plus
grandes au motif que leur faillite mettrait le système financier en péril et
donc l’ensemble de l’économie. Cette situation crée la tentation de prendre de
grands risques puisque leur coût éventuel sera supporté par les contribuables.
Pour y remédier différentes solutions ont
été envisagées dont la filialisation des activités pour compte propre, car ces
activités ne participent pas à la fonction de service public qui seule devrait
bénéficier des privilèges.
Cette solution ne fait pas l’unanimité, en
particulier pour le motif suivant : si la filiale prend de grands risques
et fait de grandes pertes, la société-mère (la banque) sera amenée à couvrir
ces pertes, revenant ainsi à la situation antérieure. Deux réponses :
Primo, la filiale ne peut prendre des risques que dans la limite de ses
capitaux propres (étant admis que la banque n’a pas le droit de lui donner de
garantie) ; celui qui ferait crédit (une autre banque, ou un établissement
financier, ou un hedge fund) à la filiale prendrait donc le risque qui
dépasserait les fonds propres de la filiale. Secundo : la banque est en
permanence étroitement contrôlée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et par
la Banque Centrale, et fait aussi l’objet (comme toutes les sociétés anonymes)
de la révision annuelle de leurs comptes par les Commissaires aux
comptes ; la possibilité de transférer des capitaux « en douce »
semble peu plausible.
3.
L’État
Page 89. Définition de l’État
Pour survivre une collectivité humaine a
besoin d’une institution qui assume la responsabilité de sa sécurité, et qui, à
cette fin, se voit attribué des pouvoirs à l’exercice desquels les individus
renoncent : en premier l’usage de la force à l’intérieur de la
collectivité. Il en découle des fonctions indispensables : la sécurité
intérieure et extérieure, la législation, la justice, la diplomatie ; et
des instances pour les remplir : police, armée, parlements, garde des
sceaux, cadastre, corps diplomatique, etc. dont le fonctionnement est rendu
possible par les fonds procurés par une administration des finances. D’autres
administrations seront indispensables au fonctionnement complet d’un
État : les Archives, l’État-civil, Contrôle des frontières, etc.
L’État de droit
Du point de vue de l’analyse économie, la
différence entre l’État et les autres agents économiques tient moins à la
contrainte qu’exerce l’État (elle est construite avec l’État, par
nécessité : Nul n’est censé ignorer la loi) qu’à l’obligation pour l’Etat
de soumettre son action à son influence sur l’ensemble de l’économie alors que
les autres acteurs n’ont à se préoccuper que de leur propre survie. Seul l’État
est soumis (ou exposé) à cet aspect de l’intérêt général.
Les fonctions économiques de l’État
apparaissent après que ses fonctions régaliennes sont assurées.
Page 90. L’État producteur de biens et
services
-
Biens publics
-
Externalités : positives et négatives – la
mondialisation (crise climat, limites des MP, etc.)va conduire à en réviser la
liste et la hiérarchie
-
Entreprises publiques et nationalisations :
- nationalisation des monopoles naturels – justifications politiques
(sanctions, importance stratégique, contrôle d’activités influençant la
politique économique) – limites des nationalisations
Page 95. Justifications politiques : politique politicienne ou politique
économique ? – importance
stratégique
Page 95. Redistribution et stabilisation
-
Redistribution du revenu national (directe et
indirecte) Modèle social français Assurance ou solidarité
-
Politiques de stabilisation : - objectifs
(croissance, emploi, prix, équilibre Extérieur) – instruments (politique
monétaire, budgétaire, change, revenus, commerce extérieure, concurrence et
prix)
-
Évolution des politiques économiques
4.
Travaux pratiques
Il y a un sujet d’actualité qui revêt un
intérêt local, départemental et régional, la RN 154, qui pourrait faire l’objet
d’une modeste étude économique de notre part. Nous aborderons ce sujet lors de
notre prochaine réunion.
QUESTIONS /REPONSES
Bianic : PSA annonce une perte de 5 Milliards causée
par des dépréciations massives d’actifs.
http://www.psa-peugeot-citroen.com/fr/resultats-financiers
Résultats consolidés
Chiffre d’affaires 55446
Résultat opérationnel courant (576)
Produits opérationnels non courant 406
Charges opérationnelles non cour. (4528) Dépréciation d’actifs
Charges financières (418)
Résultat avant impôt des sociétés (5116)
Impôts sur les résultats (772)
Résultat net SMEE 160
RESULTAT NET 5728
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