Le reste du monde
L’analyse économique considère le reste du
monde comme un agent économique complétant les ménages, les entreprises non-financières
et financières, et l’État. Son poids est important, de l’ordre de 25% de
l’ensemble de l’économie nationale.
Le régime de change : voir sur le blog
un texte du 13/2/2012 sur la souveraineté monétaire.
La balance des paiements : Deux
composantes
-
Balance des opérations commerciales et de
gestion ordinaire
-
Balance des opérations d’investissement et de
financement
Un solde global en déficit nécessite de prélever sur les réserves de
change, et lorsqu’elles sont insuffisantes, de faire appel au FMI.
Comment ça marche
L’offre et la demande
Les 5 conditions du bon fonctionnement des
marchés en régime de concurrence parfaite :
-
Atomicité : Grand nombre d’offreurs et de
demandeurs ;
-
Libre entrée des offreurs et des demandeurs ;
-
Parfaite homogénéité des biens offerts ;
-
Information parfaite ;
-
Mobilité parfaite des facteurs : ni celle
du capital ni celle du travail n’est parfaite en pratique.
Marchés contestables au sens de qui peuvent être contestés par de
nouveaux compétiteurs ; la condition serait que le coût de sortie soit
très faible.
Marchés imparfaits : Curieusement, le principe
de concurrence parfaite et non faussée, sur lequel sont fondées toutes les
justifications de la mondialisation, est dévoyé par l’impossibilité de contrôler
sa mise en œuvre ou en la biaisant avec des normes qui l’empêchent de
fonctionner.
-
Par exemple les bourses de valeurs (actions,
obligations et titres dérivés) qui étaient contrôlées par une profession (les
agents de change) et qui disposaient d’un monopole leur permettant de contrôler
effectivement les transactions et faisant appliquer les 5 règles régissant la concurrence parfaite, ont été dévoyés en
les privatisant, puis en permettant aux banques de créer leurs propres bourses,
puis en faire des opérations hors bourse (OTC[1]),
puis en permettant à certains intervenants des pratiques inaccessibles à
tous comme le trading à haute fréquence[2].
-
Par exemple les règles imposées aux producteurs
et aux distributeurs interdisant ou dénaturant le marquage du pays d’origine,
ou autorisant des descriptions faussées (indication « pure chocolat »
à partir de 95%)
Marchés très imparfaits : les
biens et le travail
-
Produits industriels : il n’est pas
possible de tricher avec les normes ou les pratiques commerciales ; avant
Airbus le marché contrôlé par Boeing n’était pas laissé à la seule volonté de
Boeing, la demande constituait l’autre limite. Par ailleurs après des années et
des milliards d’effort, Airbus est venu partager le marché, mais aussi le
développer en améliorant les avions. On ne peut donc pas dire qu’il s’agit d’un
marché imparfait, c’est simplement un marché dont le rythme d’évolution reflète
l’exigence du produit en temps de recherche et en investissements.
- Travail : Du temps du travail payé à l’heure,
on pouvait trouver dans les villes à population ouvrière des lieux (parfois même
appelés Bourse du travail) où chaque matin les travailleurs et les patrons
venaient vendre et acquérir du travail à la journée ; cela comportait
forcément une négociation rapide sur le salaire. Avec le paiement au mois, et
les contraintes de forme qui l’accompagnent, sans parler de la dispersion
géographique des demandes et des offres, on ne peut plus guère parler de
marché, au sens théorique du terme.
Divers
Comment se justifient les taux d’intérêt
négatifs ? Ils nécessitent trois conditions : des prêts consentis
pour des durées très courtes (de l’ordre de quelques mois au plus) d’une part,
à des emprunteurs absolument sûrs d’autre part, et une perte de confiance
importante envers le détenteur habituel (en général le banquier) des fonds en
attente de placement. C’est l’équivalent du paiement d’un droit de garde qui
est jugé préférable à une prise de risque.
Travaux pratiques
L’affaire de la RN154. Il s’agit d’un
projet de grands travaux de l’État portant sur une amélioration du réseau
routier entre Allaines et Nonancourt, segment de la voie Orléans Rouen ;
il a pour but de répondre à différents besoins locaux et régionaux, et aussi,
avec quelque autres petits projets dispersés en France, à achever le réseau
autoroutier national, c’est-à-dire refléter les politiques publiques relatives
à l’aménagement du territoire, au transport et à l’environnement.
Comme tous les projets routiers en
France ou ailleurs, celui-ci suscite des critiques et des oppositions
nombreuses et variées ; étant donné les aspects incontestablement
économiques d’un investissement de cette nature, son étude comme travail
pratique dans notre cours semble intéressante et opportune. Elle ne portera que
sur la description et la compréhension du projet afin que les intéressés
abordent la prochaine étape (l’enquête publique) dans de bonnes conditions. Il
y aura lieu, en particulier, de clarifier le sens de débat public et de concertation.
En annexe figure la liste des évènements et
des documents disponibles. Ils permettent d’aborder deux questions :
retracer l’évolution des objectifs officiels ; décrire et expliquer le but
et le fonctionnement de la méthode multicritère.
-
10 avril. Pages 127 à 142 : le
fonctionnement concret des marchés.
-
22 mai. Pages 143 à 178 : Les problèmes de
l’économie nationale
ANNEXE
A154 – DATES & DOCUMENTS
(1)15 mars 1994 Décision
ministérielle approuvant la 1ère phase de l’APSI[3] de
RN 154 & RN 12
18 décembre
2003 Comité interministériel d’aménagement et de
développement du territoire : classement en grande liaison l’aménagement
du territoire
7 novembre 2008 Saisie de la Commission pour le Débat Public
par le ministre
7 janvier
2009 Décision
de la CNDP[4]
d’organiser elle-même un débat public sur le projet de la RN 154 et d’en
confier l’animation à une Commission Particulière du Débat Public (Président
Alain OHREL)
4 février 2009 Nomination
par la CNDP de 4 membres
1er
juillet 2009 Sur
demande du directeur des Infrastructures de transport du ministère, la
Commission nationale a prolongé d’un mois le délai de présentation du dossier
(pour qu’il soit suffisamment complet)
(2)3 août 2009 Loi
de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement
2 septembre 2009 La
CNDP fixe la date du débat public : 12/10/2009 au 28/01/2010
(3)24 mars 2010 Bilan de la CNDP
(Commission Nationale du Débat Public)
(4)25 juin 2010 Décision du
ministre de l’écologie, … etc.
(5)3 décembre 2010 Installation
du comité de suivi par le préfet de région
Rôle
et périmètre du comité
Intervention
du Garant désigné par la CNDP
Fonctionnalités
attendues - Esquisse des fonctionnalités
(6)12 juillet 2011 Comité de suivi –
Relevé de conclusions
(7)17 octobre 2012 Communiqué de presse.
Cabinet du ministre. Commission SNIT : pour un schéma national de mobilité
durable. « Le SNIT n’est pas compatible avec
l’objectif de retour à l’équilibre de finances publiques ».
(8)20 décembre 2012 Bilan de la concertation
Communiqué
du préfet de région
2013-2014 Enquête publique
Début 2014 Déclaration d’utilité publique
2014-20015 Préparation du contrat de concession &
désignation des candidats à la concession
Début 2015 Appel d’offre et désignation du
concessionnaire
2015-2018 Acquisitions foncières et travaux
Fin 2018 Mise en service et début de l’exploitation
DIVERS
D1 Appel
à candidatures
D2 Analyse
de la convention de concession
D3 Cour
des Comptes : La réforme de la politique autoroutière (2002)
D4 Méthode
multicritère (2001)
D5 Évaluation
socioéconomique des projets (2005)
On consultera aussi toute documentation (Wikipedia peut
faire l’affaire) traitant des sujets suivants :
-
Commission nationale du débat public
-
Débat public
-
Déclaration d’utilité publique
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