Dossier permanent d'un groupe de courageux amateurs de science économique

Ce blog a pour but de garder une trace utile de ce qui s'est dit ou fait ou a été étudié dans le groupe. Il y est pratiqué une totale liberté pour l'insertion des commentaires sur les articles, les articles des membres étant revus par l'animateur avant publication.

dimanche 7 avril 2013

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION DU 20 03 2013



Le reste du monde

L’analyse économique considère le reste du monde comme un agent économique complétant les ménages, les entreprises non-financières et financières, et l’État. Son poids est important, de l’ordre de 25% de l’ensemble de l’économie nationale.

Le régime de change : voir sur le blog un texte du 13/2/2012 sur la souveraineté monétaire.

La balance des paiements : Deux composantes

-          Balance des opérations commerciales et de gestion ordinaire
-          Balance des opérations d’investissement et de financement

Un solde global en déficit nécessite de prélever sur les réserves de change, et lorsqu’elles sont insuffisantes, de faire appel au FMI.

 
Comment ça marche

L’offre et la demande

Les 5 conditions du bon fonctionnement des marchés en régime de concurrence parfaite :

-          Atomicité : Grand nombre d’offreurs et de demandeurs ;

-          Libre entrée des offreurs et des demandeurs ;

-          Parfaite homogénéité des biens offerts ;

-          Information parfaite ;

-          Mobilité parfaite des facteurs : ni celle du capital ni celle du travail n’est parfaite en pratique.

Marchés contestables au sens de qui peuvent être contestés par de nouveaux compétiteurs ; la condition serait que le coût de sortie soit très faible.

Marchés imparfaits : Curieusement, le principe de concurrence parfaite et non faussée, sur lequel sont fondées toutes les justifications de la mondialisation, est dévoyé par l’impossibilité de contrôler sa mise en œuvre ou en la biaisant avec des normes qui l’empêchent de fonctionner.

-          Par exemple les bourses de valeurs (actions, obligations et titres dérivés) qui étaient contrôlées par une profession (les agents de change) et qui disposaient d’un monopole leur permettant de contrôler effectivement les transactions et faisant appliquer les 5 règles régissant  la concurrence parfaite, ont été dévoyés en les privatisant, puis en permettant aux banques de créer leurs propres bourses, puis en faire des opérations hors bourse (OTC[1]), puis en permettant à certains intervenants des pratiques inaccessibles à tous  comme le trading à haute fréquence[2].

-          Par exemple les règles imposées aux producteurs et aux distributeurs interdisant ou dénaturant le marquage du pays d’origine, ou autorisant des descriptions faussées (indication « pure chocolat » à partir de 95%)

Marchés très imparfaits : les biens et le travail

-          Produits industriels : il n’est pas possible de tricher avec les normes ou les pratiques commerciales ; avant Airbus le marché contrôlé par Boeing n’était pas laissé à la seule volonté de Boeing, la demande constituait l’autre limite. Par ailleurs après des années et des milliards d’effort, Airbus est venu partager le marché, mais aussi le développer en améliorant les avions. On ne peut donc pas dire qu’il s’agit d’un marché imparfait, c’est simplement un marché dont le rythme d’évolution reflète l’exigence du produit en temps de recherche et en investissements.

-         Travail : Du temps du travail payé à l’heure, on pouvait trouver dans les villes à population ouvrière des lieux (parfois même appelés Bourse du travail) où chaque matin les travailleurs et les patrons venaient vendre et acquérir du travail à la journée ; cela comportait forcément une négociation rapide sur le salaire. Avec le paiement au mois, et les contraintes de forme qui l’accompagnent, sans parler de la dispersion géographique des demandes et des offres, on ne peut plus guère parler de marché, au sens théorique du terme.

 

Divers

Comment se justifient les taux d’intérêt négatifs ? Ils nécessitent trois conditions : des prêts consentis pour des durées très courtes (de l’ordre de quelques mois au plus) d’une part, à des emprunteurs absolument sûrs d’autre part, et une perte de confiance importante envers le détenteur habituel (en général le banquier) des fonds en attente de placement. C’est l’équivalent du paiement d’un droit de garde qui est jugé préférable à une prise de risque.

 

Travaux pratiques

L’affaire de la RN154. Il s’agit d’un projet de grands travaux de l’État portant sur une amélioration du réseau routier entre Allaines et Nonancourt, segment de la voie Orléans Rouen ; il a pour but de répondre à différents besoins locaux et régionaux, et aussi, avec quelque autres petits projets dispersés en France, à achever le réseau autoroutier national, c’est-à-dire refléter les politiques publiques relatives à l’aménagement du territoire, au transport et à l’environnement.

Comme tous les projets routiers en France ou ailleurs, celui-ci suscite des critiques et des oppositions nombreuses et variées ; étant donné les aspects incontestablement économiques d’un investissement de cette nature, son étude comme travail pratique dans notre cours semble intéressante et opportune. Elle ne portera que sur la description et la compréhension du projet afin que les intéressés abordent la prochaine étape (l’enquête publique) dans de bonnes conditions. Il y aura lieu, en particulier, de clarifier le sens de débat public et de concertation.

En annexe figure la liste des évènements et des documents disponibles. Ils permettent d’aborder deux questions : retracer l’évolution des objectifs officiels ; décrire et expliquer le but et le fonctionnement de la méthode multicritère.

 
Prochains cours

-          10 avril. Pages 127 à 142 : le fonctionnement concret des marchés.

-          22 mai. Pages 143 à 178 : Les problèmes de l’économie nationale

 

 

 

 

 

ANNEXE

A154 – DATES & DOCUMENTS

 

(1)15 mars 1994                               Décision ministérielle approuvant la 1ère phase de l’APSI[3] de RN 154 & RN 12

18 décembre 2003                          Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire : classement en grande liaison l’aménagement du territoire

7 novembre 2008                            Saisie de la Commission pour le Débat Public par le ministre

7 janvier 2009                                   Décision de la CNDP[4] d’organiser elle-même un débat public sur le projet de la RN 154 et d’en confier l’animation à une Commission Particulière du Débat Public (Président Alain OHREL)

4 février 2009                                   Nomination par la CNDP de 4 membres

1er juillet 2009                                   Sur demande du directeur des Infrastructures de transport du ministère, la Commission nationale a prolongé d’un mois le délai de présentation du dossier (pour qu’il soit suffisamment complet)

(2)3 août 2009                                  Loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement

 

2 septembre 2009                          La CNDP fixe la date du débat public : 12/10/2009 au 28/01/2010

(3)24 mars 2010                               Bilan de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public)

(4)25 juin 2010                                 Décision du ministre de l’écologie, … etc.

(5)3 décembre 2010                      Installation du comité de suivi par le préfet de région

                                                               Rôle et périmètre du comité

                                                               Intervention du Garant  désigné par la CNDP

                                                               Fonctionnalités attendues - Esquisse des fonctionnalités

11 mars 2011                                     Rapport d’évaluation globale de l’AP[5] consolidé du SNIT[6]

(6)12 juillet 2011                              Comité de suivi – Relevé de conclusions

(7)17 octobre 2012                         Communiqué de presse. Cabinet du ministre. Commission SNIT : pour un schéma national de mobilité durable. « Le SNIT n’est pas compatible avec l’objectif de retour à l’équilibre de finances publiques ».

18 décembre 2012                          Rapport de la DREAL[7] sur la concertation

(8)20 décembre 2012                    Bilan de la concertation

                                                               Communiqué du préfet de région

2013-2014                                          Enquête publique

Début 2014                                        Déclaration d’utilité publique

2014-20015                                        Préparation du contrat de concession & désignation des candidats à la concession

Début 2015                                        Appel d’offre et désignation du concessionnaire            

2015-2018                                          Acquisitions foncières et travaux

Fin 2018                                              Mise en service et début de l’exploitation

 

DIVERS

 

D1                                                         Appel à candidatures

D2                                                         Analyse de la convention de concession

D3                                                         Cour des Comptes : La réforme de la politique autoroutière (2002)

D4                                                         Méthode multicritère (2001)

D5                                                         Évaluation socioéconomique des projets (2005)

On consultera aussi toute documentation (Wikipedia peut faire l’affaire) traitant des sujets suivants :

-          Commission nationale du débat public

-          Débat public

-          Déclaration d’utilité publique

 




[1] Over The Counter
[2] High Frequency Trading
[3] Avant-Projet Sommaire d’Itinéraire
[4] Commission Nationale du Débat Public
[5] Avant-Projet
[6] Schéma National des Infrastructures de Transport
[7] Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 13 02 2013


 

 

1.       Retour sur les définitions de l’économie

Dans les années 50 Raymond Barre pouvait définir l’économie comme la science de l’administration des ressources rares, car ce qui faisait la rareté des ressources n’était pas une limitation quantitative (on n’avait pas encore parlé de l’épuisement des ressources) mais une limitation par le coût, ce qu’une bonne administration sait gérer. Mais dans les années 90, l’apparition du risque de pénurie, et donc la nécessité d’anticiper, exige une approche plus complexe que la simple gestion de la pénurie, et qui consiste à analyser les rapports que nous avons avec les ressources limitées, voire disparues, ce qui nécessite le recours à la pensée stratégique.

 

2.       Retour sur les banques

La fonction de service public des banques ( distribution de la monnaie fiduciaire et scripturale et du crédit) justifie leurs privilèges : garantie de l’État sur les dépôts des particuliers, accès au refinancement de la banque centrale, et protection générale des plus grandes au motif que leur faillite mettrait le système financier en péril et donc l’ensemble de l’économie. Cette situation crée la tentation de prendre de grands risques puisque leur coût éventuel sera supporté par les contribuables.

Pour y remédier différentes solutions ont été envisagées dont la filialisation des activités pour compte propre, car ces activités ne participent pas à la fonction de service public qui seule devrait bénéficier des privilèges.

Cette solution ne fait pas l’unanimité, en particulier pour le motif suivant : si la filiale prend de grands risques et fait de grandes pertes, la société-mère (la banque) sera amenée à couvrir ces pertes, revenant ainsi à la situation antérieure. Deux réponses : Primo, la filiale ne peut prendre des risques que dans la limite de ses capitaux propres (étant admis que la banque n’a pas le droit de lui donner de garantie) ; celui qui ferait crédit (une autre banque, ou un établissement financier, ou un hedge fund) à la filiale prendrait donc le risque qui dépasserait les fonds propres de la filiale. Secundo : la banque est en permanence étroitement contrôlée par l’Autorité de Contrôle Prudentiel et par la Banque Centrale, et fait aussi l’objet (comme toutes les sociétés anonymes) de la révision annuelle de leurs comptes par les Commissaires aux comptes ; la possibilité de transférer des capitaux « en douce » semble peu plausible.

 

3.       L’État

Page 89. Définition de l’État

Pour survivre une collectivité humaine a besoin d’une institution qui assume la responsabilité de sa sécurité, et qui, à cette fin, se voit attribué des pouvoirs à l’exercice desquels les individus renoncent : en premier l’usage de la force à l’intérieur de la collectivité. Il en découle des fonctions indispensables : la sécurité intérieure et extérieure, la législation, la justice, la diplomatie ; et des instances pour les remplir : police, armée, parlements, garde des sceaux, cadastre, corps diplomatique, etc. dont le fonctionnement est rendu possible par les fonds procurés par une administration des finances. D’autres administrations seront indispensables au fonctionnement complet d’un État : les Archives, l’État-civil, Contrôle des frontières, etc.

 

L’État de droit

 

Du point de vue de l’analyse économie, la différence entre l’État et les autres agents économiques tient moins à la contrainte qu’exerce l’État (elle est construite avec l’État, par nécessité : Nul n’est censé ignorer la loi) qu’à l’obligation pour l’Etat de soumettre son action à son influence sur l’ensemble de l’économie alors que les autres acteurs n’ont à se préoccuper que de leur propre survie. Seul l’État est soumis (ou exposé) à cet aspect de l’intérêt général.

 

Les fonctions économiques de l’État apparaissent après que ses fonctions régaliennes sont assurées.

Page 90. L’État producteur de biens et services

-          Biens publics

-          Externalités : positives et négatives – la mondialisation (crise climat, limites des MP, etc.)va conduire à en réviser la liste et la hiérarchie

-          Entreprises publiques et nationalisations : - nationalisation des monopoles naturels – justifications politiques (sanctions, importance stratégique, contrôle d’activités influençant la politique économique) – limites des nationalisations

Page 95. Justifications politiques : politique politicienne ou politique économique ?  – importance stratégique

 

Page 95. Redistribution et stabilisation

-          Redistribution du revenu national (directe et indirecte) Modèle social français Assurance ou solidarité

-          Politiques de stabilisation : - objectifs (croissance, emploi, prix, équilibre Extérieur) – instruments (politique monétaire, budgétaire, change, revenus, commerce extérieure, concurrence et prix)

-          Évolution des politiques économiques

 

4.       Travaux pratiques

Il y a un sujet d’actualité qui revêt un intérêt local, départemental et régional, la RN 154, qui pourrait faire l’objet d’une modeste étude économique de notre part. Nous aborderons ce sujet lors de notre prochaine réunion.

 

 

 

 

 

 

 

 

QUESTIONS /REPONSES

 

Bianic : PSA annonce une perte de 5 Milliards causée par des dépréciations massives d’actifs.

 

http://www.psa-peugeot-citroen.com/fr/resultats-financiers

Résultats consolidés

Chiffre d’affaires                                            55446

Résultat opérationnel courant                  (576)

Produits opérationnels non courant      406

Charges opérationnelles non cour.         (4528) Dépréciation d’actifs

Charges financières                                       (418)

Résultat avant impôt des sociétés          (5116)

Impôts sur les résultats                                               (772)

Résultat net SMEE                                         160

RESULTAT NET                                                 5728

Compte-rendu  de la réunion du 23 janvier 2013

 

1.       Organisation de la sécurité

En cas de survenue d’un sinistre, les tâches indispensables sont réparties ainsi :

-          Alarme téléphonique : Jean-Claude Guibert ou Jean Roume

-          Usage des extincteurs : Joseph Soldaini ou Bruno Dubois

-          Évacuation de tous les membres du groupe vers la rue de Sénarmont : Brigitte Le Goff ou Michèle Jehan

-          Coordination d’ensemble et contrôle des présents : Alain Bertier

 

2.       Retour sur les généralités découvertes au cours du premier trimestre

Définitions

Raymond Barre (années 50) : La science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités.

Thierry de Montbrial (années 80) : la science économique est la stratégie des rapports de l’homme vis-à-vis des ressources rares.

Microéconomie (étude des comportements individuels) : - Rôle du système de prix et d’info - Nature de la concurrence – Imperfection du marché du travail et causes du chômage – Fondement de l’économie publique (fonction de l’État)

Macroéconomie (étude des phénomènes de société) : - Comptabilité Nationale – Démographie – Multiple Keynésien (l'équilibre économique à long terme peut être obtenu avec un budget déséquilibré [recettes inférieures aux ressources] grâce à l'effet stimulant que provoque l'effet multiplicateur sur les agents économiques déprimés) – Monnaie

 

Au sujet des modèles[1]

La théorie produit des concepts qui ne peuvent être utilisés de manière opératoire que dans des modèles où ils se trouvent définis par leur fonction dans un réseau de relations. Tout concept doit être critiqué aussitôt que présenté pour s’assurer que sa définition soit une bonne représentation de la réalité.

Les conclusions d’un modèle ne doivent pas être trop sensibles à la valeur numérique des coefficients qui y figurent.[2]

Exemple de modèle : le financement d’une autoroute

 

3.       Les sociétés et institutions financières

Banques. Elles exercent une concession de service publique : la distribution de la monnaie et du crédit. La monnaie fiduciaire lui est fournie par la banque centrale, et la monnaie scripturale est créée par ses soins en vertu de son pouvoir de la créer, pouvoir qui lui est concédé par l’État et qu’elle exerce sous le contrôle de la banque centrale[3]. Et elle créé la monnaie scripturale en accordant des crédits.

Autres établissements financiers : rendent des services financiers mais sans avoir le pouvoir de créer de la monnaie, et sans avoir accès au refinancement de la banque centrale d’obligation de recourir au marché des capitaux.

 

Page 75. Rôle des opérations financières

Les opérations financières sont exécutées au moyen d’instruments spécialisés dans une famille d’opérations : les paiements, le placement de capitaux et le crédit.

 

Page 76. Moyens de paiement

Moyens de paiement internationaux : or, devises, Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI[4] (voir §6 ci-après « la gouvernance mondiale de la monnaie »)

La monnaie est un bien collectif contrôlé par une Autorité monétaire placée sous la protection de l’État. Elle en tire un monopole (le cours forcé[5]), et la force publique pour dissuader les faux monnayeurs[6].

Elle existe à notre époque sous deux formes : la monnaie fiduciaire (billets et pièces) émise par la banque centrale qui approvisionne les banques qui en assurent la distribution au public[7], et la monnaie scripturale qui est créée par un jeu d’écriture dans les livres des banques, seules autorisées à le faire. La monnaie électronique est une troisième forme pour laquelle l’écriture dans des livres est précédée d’une transaction électronique comprenant le numéro d’identification du débiteur, le montant et le numéro d’identification du créditeur ; les deux côtés de cette transaction sont ensuite reportés dans les livres réels.

Monnaie en circulation

Monnaie banque centrale (billets et réserves obligatoires)[8]

 

Page 77. Instruments de placement

La liquidité. Nature de la liquidité. L’argument de liquidité

Le marché monétaire[9]

 

Page 80. Les agrégats monétaires - vitesse de circulation

 

Page 83. Création de la monnaie et ses contreparties

-          Créance sur l’étranger

-          Crédits à l’économie

-          Créances sur le Trésor

Limites de la création de monnaie

-          Par la demande

-          Par le besoin des banques en billets

-          Par le contrôle de la banque centrale

Politique monétaire[10]

 

4.       Le statut particulier des banques

Garantie de l’État

Too big to fail : séparation du trading pour compte propres du rôle de Distribution du crédit et de la monnaie

 

Surveillance des banques ?

Taxe Tobin

Libre circulation des capitaux

 

5.       La gouvernance mondiale de la monnaie

Les devises sont des monnaies qui sont internationalement acceptées ; pour être internationalement acceptée dans les échanges internationaux, une devise doit être basée sur une économie solide dans un État admis dans le concert des nations. Ceci posé, la devise est donc la monnaie de l’État considéré. Si ces conditions ne sont pas remplies, cette monnaie ne pourra pas être cotée sur les marchés de devises et ne sera donc acceptée par personne ; il faudra que l’État se procure des devises fortes par son commerce international, recettes qui lui permettront de payer ses importations. Pour simplifier le travail d’export et d’import, il est souvent fait le choix d’une devise puissante (comme le dollar ou l’euro) soit en indexant sur elle la monnaie locale, soit même en adoptant cette monnaie comme monnaie locale. On observera que l’indexation de la monnaie locale sur le dollar peut aussi être utilisée pour des motifs de haute stratégie très éloignés de l’obligation de financer les importations (cas de la Chine et de la relation du yuan avec le dollar).

Toutes ces devises différentes et évaluées en permanence les unes par rapport aux autres constituent un système complexe encadré par quelques institutions : le F.M.I. et la Banque Mondiale d’une part qui ont pour objet de prévenir les crises financières et de les corriger quand elles n’ont pas été évitées d’une part et de financer à long terme les grands projets de développement d’autre part ; et la Banque des règlements internationaux, instance technique qui surveille l’équilibre général du système,  et abrite aussi les comités d’experts réunis constamment pour améliorer le fonctionnement du système. Ces institutions sont des associations d’États (188 États sont membres du FMI).

 

6.       Prochaine réunion : 13 02 2013 Salle D

Lire le chapitre sur l’État (page 89 à 104).



[1] Voir texte du 27 mai 2012 sur le blog
[2] Voir IMF Working paper « Growth Forecast Error and Fiscal Multipliers” by Olivier Blanchard and Daniel Leigh Janvier 2013
[3] Dans la zone euro, le contrôle est exercé par le Système Européen des Banques Centrales (SEBC) qui comprend la BCE et la banque centrale de chaque État membre de la zone euro.
[4] Fonds Monétaire International Les DTS constituent une monnaie de réserve des banques centrales qui peut être échangée contre une devise forte entre deux banques centrales.
[5] La protection du cours légal est assurée par l’article R642-3 du Code pénal : « Le fait de refuser de recevoir des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France selon la valeur pour laquelle ils ont cours est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe. »
[6] Article 442-1 du Code pénal
« La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 450 000 € d’amende. […] Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sureté sont applicables aux infractions prévues par le présent article. »
Article 442-3 du Code pénal
« La contrefaçon ou la falsification de pièces de monnaie ou de billets de banque français ou étrangers n’ayant plus cours légal ou n’étant plus autorises est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. »
Article 442-7 du Code pénal
« Le fait, pour celui qui a reçu les signes monétaires contrefaisants ou falsifies vises à l’article 442-1 en les tenant pour bons, de les remettre en circulation après en avoir découvert les vices est puni de 7500 euros d’amende. »
[7] Désormais la distribution de la monnaie fiduciaire est intégralement assurée par les distributeurs mécaniques, en contrepartie de monnaie électronique émise par une carte dont les sorties sont recopiées sur le compte en banque auquel cette carte est rattachée.
[8] Voir Annexe
[9] Voir note sur la politique monétaire dans les grandes zones monétaires
[10] Idem 1