Compte-rendu de la réunion du 23 janvier 2013
1.
Organisation de la sécurité
En cas de survenue d’un sinistre, les
tâches indispensables sont réparties ainsi :
-
Alarme téléphonique : Jean-Claude Guibert
ou Jean Roume
-
Usage des extincteurs : Joseph Soldaini ou
Bruno Dubois
-
Évacuation de tous les membres du groupe vers la
rue de Sénarmont : Brigitte Le Goff ou Michèle Jehan
-
Coordination d’ensemble et contrôle des
présents : Alain Bertier
2.
Retour sur les généralités découvertes au cours
du premier trimestre
Définitions
Raymond Barre (années 50) : La
science économique est la science de l’administration des ressources rares.
Elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une
société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et
illimités.
Thierry de Montbrial (années 80) : la
science économique est la stratégie des rapports de l’homme vis-à-vis des
ressources rares.
Microéconomie (étude des
comportements individuels) : - Rôle du système de prix et d’info - Nature de la
concurrence – Imperfection du marché du travail et causes du chômage –
Fondement de l’économie publique (fonction de l’État)
Macroéconomie (étude des
phénomènes de société) : - Comptabilité Nationale – Démographie – Multiple
Keynésien (l'équilibre économique à long terme peut être obtenu avec un budget
déséquilibré [recettes inférieures aux ressources] grâce à l'effet stimulant
que provoque l'effet multiplicateur sur les agents économiques déprimés) –
Monnaie
La théorie produit des concepts qui ne
peuvent être utilisés de manière opératoire que dans des modèles où ils se
trouvent définis par leur fonction dans un réseau de relations. Tout concept
doit être critiqué aussitôt que présenté pour s’assurer que sa définition soit
une bonne représentation de la réalité.
Les conclusions d’un modèle ne doivent pas
être trop sensibles à la valeur numérique des coefficients qui y figurent.[2]
Exemple de modèle : le financement
d’une autoroute
3.
Les sociétés et institutions financières
Banques. Elles exercent une concession de
service publique : la distribution de la monnaie et du crédit. La monnaie
fiduciaire lui est fournie par la banque centrale, et la monnaie scripturale
est créée par ses soins en vertu de son pouvoir de la créer, pouvoir qui lui
est concédé par l’État et qu’elle exerce sous le contrôle de la banque centrale[3].
Et elle créé la monnaie scripturale en accordant des crédits.
Autres établissements financiers : rendent
des services financiers mais sans avoir le pouvoir de créer de la monnaie, et
sans avoir accès au refinancement de la banque centrale d’obligation de
recourir au marché des capitaux.
Page 75. Rôle des opérations financières
Les opérations financières sont exécutées
au moyen d’instruments spécialisés dans une famille d’opérations : les
paiements, le placement de capitaux et le crédit.
Page 76. Moyens de paiement
Moyens de paiement internationaux : or,
devises, Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI[4]
(voir §6 ci-après « la gouvernance mondiale de la monnaie »)
La monnaie est un bien collectif
contrôlé par une Autorité monétaire placée sous la protection de l’État. Elle
en tire un monopole (le cours forcé[5]),
et la force publique pour dissuader les faux monnayeurs[6].
Elle existe à notre époque sous
deux formes : la monnaie fiduciaire (billets et pièces) émise par la
banque centrale qui approvisionne les banques qui en assurent la distribution
au public[7],
et la monnaie scripturale qui est créée par un jeu d’écriture dans les livres
des banques, seules autorisées à le faire. La monnaie électronique est une
troisième forme pour laquelle l’écriture dans des livres est précédée d’une
transaction électronique comprenant le numéro d’identification du débiteur, le
montant et le numéro d’identification du créditeur ; les deux côtés de
cette transaction sont ensuite reportés dans les livres réels.
Monnaie en circulation
Page 77. Instruments de placement
La liquidité. Nature de la liquidité.
L’argument de liquidité
Page 80. Les agrégats monétaires - vitesse
de circulation
Page 83. Création de la monnaie et ses
contreparties
-
Créance sur l’étranger
-
Crédits à l’économie
-
Créances sur le Trésor
Limites de la création de monnaie
-
Par la demande
-
Par le besoin des banques en billets
-
Par le contrôle de la banque centrale
4.
Le statut particulier des banques
Garantie de l’État
Too big to fail : séparation du
trading pour compte propres du rôle de Distribution du crédit et de la monnaie
Surveillance des banques ?
Taxe Tobin
Libre circulation des capitaux
5.
La gouvernance mondiale de la monnaie
Les devises sont des monnaies qui sont
internationalement acceptées ; pour être internationalement acceptée dans
les échanges internationaux, une devise doit être basée sur une économie solide
dans un État admis dans le concert des nations. Ceci posé, la devise est donc
la monnaie de l’État considéré. Si ces conditions ne sont pas remplies, cette
monnaie ne pourra pas être cotée sur les marchés de devises et ne sera donc
acceptée par personne ; il faudra que l’État se procure des devises fortes
par son commerce international, recettes qui lui permettront de payer ses
importations. Pour simplifier le travail d’export et d’import, il est souvent
fait le choix d’une devise puissante (comme le dollar ou l’euro) soit en
indexant sur elle la monnaie locale, soit même en adoptant cette monnaie comme
monnaie locale. On observera que l’indexation de la monnaie locale sur le
dollar peut aussi être utilisée pour des motifs de haute stratégie très
éloignés de l’obligation de financer les importations (cas de la Chine et de la
relation du yuan avec le dollar).
Toutes ces devises différentes et évaluées
en permanence les unes par rapport aux autres constituent un système complexe
encadré par quelques institutions : le F.M.I. et la Banque Mondiale d’une
part qui ont pour objet de prévenir les crises financières et de les corriger
quand elles n’ont pas été évitées d’une part et de financer à long terme les
grands projets de développement d’autre part ; et la Banque des règlements
internationaux, instance technique qui surveille l’équilibre général du
système, et abrite aussi les comités
d’experts réunis constamment pour améliorer le fonctionnement du système. Ces
institutions sont des associations d’États (188 États sont membres du FMI).
6.
Prochaine réunion : 13 02 2013 Salle D
Lire le chapitre sur l’État (page 89 à 104).
[1] Voir
texte du 27 mai 2012 sur le blog
[2] Voir IMF Working paper
« Growth Forecast Error and Fiscal Multipliers” by Olivier Blanchard and
Daniel Leigh Janvier 2013
[3] Dans la
zone euro, le contrôle est exercé par le Système Européen des Banques Centrales
(SEBC) qui comprend la BCE et la banque centrale de chaque État membre de la
zone euro.
[4] Fonds
Monétaire International Les DTS constituent une monnaie de réserve des banques
centrales qui peut être échangée contre une devise forte entre deux banques
centrales.
[5]
La protection du cours légal est assurée
par l’article R642-3 du Code pénal : « Le fait de refuser de recevoir des
pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France selon la
valeur pour laquelle ils ont cours est puni de l’amende prévue pour les
contraventions de la 2e classe.
»
«
La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou des billets de
banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou
internationales habilitées à cette fin est punie de trente ans de réclusion
criminelle et de 450 000 € d’amende. […] Les deux premiers alinéas de l’article
132-23 relatif à la période de sureté sont applicables aux infractions prévues
par le présent article. »
Article 442-3 du Code pénal
«
La contrefaçon ou la falsification de pièces de monnaie ou de billets de banque
français ou étrangers n’ayant plus cours légal ou n’étant plus autorises est
punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. »
Article 442-7 du Code pénal
«
Le fait, pour celui qui a reçu les signes monétaires contrefaisants ou
falsifies vises à l’article 442-1 en les tenant pour bons, de les remettre en
circulation après en avoir découvert les vices est puni de 7500 euros d’amende.
»
[7]
Désormais la distribution de la monnaie fiduciaire est intégralement assurée
par les distributeurs mécaniques, en contrepartie de monnaie électronique émise
par une carte dont les sorties sont recopiées sur le compte en banque auquel
cette carte est rattachée.
[8] Voir Annexe
[9] Voir
note sur la politique monétaire dans les grandes zones monétaires
[10] Idem 1
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