Dossier permanent d'un groupe de courageux amateurs de science économique

Ce blog a pour but de garder une trace utile de ce qui s'est dit ou fait ou a été étudié dans le groupe. Il y est pratiqué une totale liberté pour l'insertion des commentaires sur les articles, les articles des membres étant revus par l'animateur avant publication.

dimanche 7 avril 2013


Compte-rendu  de la réunion du 23 janvier 2013

 

1.       Organisation de la sécurité

En cas de survenue d’un sinistre, les tâches indispensables sont réparties ainsi :

-          Alarme téléphonique : Jean-Claude Guibert ou Jean Roume

-          Usage des extincteurs : Joseph Soldaini ou Bruno Dubois

-          Évacuation de tous les membres du groupe vers la rue de Sénarmont : Brigitte Le Goff ou Michèle Jehan

-          Coordination d’ensemble et contrôle des présents : Alain Bertier

 

2.       Retour sur les généralités découvertes au cours du premier trimestre

Définitions

Raymond Barre (années 50) : La science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à la satisfaction de besoins nombreux et illimités.

Thierry de Montbrial (années 80) : la science économique est la stratégie des rapports de l’homme vis-à-vis des ressources rares.

Microéconomie (étude des comportements individuels) : - Rôle du système de prix et d’info - Nature de la concurrence – Imperfection du marché du travail et causes du chômage – Fondement de l’économie publique (fonction de l’État)

Macroéconomie (étude des phénomènes de société) : - Comptabilité Nationale – Démographie – Multiple Keynésien (l'équilibre économique à long terme peut être obtenu avec un budget déséquilibré [recettes inférieures aux ressources] grâce à l'effet stimulant que provoque l'effet multiplicateur sur les agents économiques déprimés) – Monnaie

 

Au sujet des modèles[1]

La théorie produit des concepts qui ne peuvent être utilisés de manière opératoire que dans des modèles où ils se trouvent définis par leur fonction dans un réseau de relations. Tout concept doit être critiqué aussitôt que présenté pour s’assurer que sa définition soit une bonne représentation de la réalité.

Les conclusions d’un modèle ne doivent pas être trop sensibles à la valeur numérique des coefficients qui y figurent.[2]

Exemple de modèle : le financement d’une autoroute

 

3.       Les sociétés et institutions financières

Banques. Elles exercent une concession de service publique : la distribution de la monnaie et du crédit. La monnaie fiduciaire lui est fournie par la banque centrale, et la monnaie scripturale est créée par ses soins en vertu de son pouvoir de la créer, pouvoir qui lui est concédé par l’État et qu’elle exerce sous le contrôle de la banque centrale[3]. Et elle créé la monnaie scripturale en accordant des crédits.

Autres établissements financiers : rendent des services financiers mais sans avoir le pouvoir de créer de la monnaie, et sans avoir accès au refinancement de la banque centrale d’obligation de recourir au marché des capitaux.

 

Page 75. Rôle des opérations financières

Les opérations financières sont exécutées au moyen d’instruments spécialisés dans une famille d’opérations : les paiements, le placement de capitaux et le crédit.

 

Page 76. Moyens de paiement

Moyens de paiement internationaux : or, devises, Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI[4] (voir §6 ci-après « la gouvernance mondiale de la monnaie »)

La monnaie est un bien collectif contrôlé par une Autorité monétaire placée sous la protection de l’État. Elle en tire un monopole (le cours forcé[5]), et la force publique pour dissuader les faux monnayeurs[6].

Elle existe à notre époque sous deux formes : la monnaie fiduciaire (billets et pièces) émise par la banque centrale qui approvisionne les banques qui en assurent la distribution au public[7], et la monnaie scripturale qui est créée par un jeu d’écriture dans les livres des banques, seules autorisées à le faire. La monnaie électronique est une troisième forme pour laquelle l’écriture dans des livres est précédée d’une transaction électronique comprenant le numéro d’identification du débiteur, le montant et le numéro d’identification du créditeur ; les deux côtés de cette transaction sont ensuite reportés dans les livres réels.

Monnaie en circulation

Monnaie banque centrale (billets et réserves obligatoires)[8]

 

Page 77. Instruments de placement

La liquidité. Nature de la liquidité. L’argument de liquidité

Le marché monétaire[9]

 

Page 80. Les agrégats monétaires - vitesse de circulation

 

Page 83. Création de la monnaie et ses contreparties

-          Créance sur l’étranger

-          Crédits à l’économie

-          Créances sur le Trésor

Limites de la création de monnaie

-          Par la demande

-          Par le besoin des banques en billets

-          Par le contrôle de la banque centrale

Politique monétaire[10]

 

4.       Le statut particulier des banques

Garantie de l’État

Too big to fail : séparation du trading pour compte propres du rôle de Distribution du crédit et de la monnaie

 

Surveillance des banques ?

Taxe Tobin

Libre circulation des capitaux

 

5.       La gouvernance mondiale de la monnaie

Les devises sont des monnaies qui sont internationalement acceptées ; pour être internationalement acceptée dans les échanges internationaux, une devise doit être basée sur une économie solide dans un État admis dans le concert des nations. Ceci posé, la devise est donc la monnaie de l’État considéré. Si ces conditions ne sont pas remplies, cette monnaie ne pourra pas être cotée sur les marchés de devises et ne sera donc acceptée par personne ; il faudra que l’État se procure des devises fortes par son commerce international, recettes qui lui permettront de payer ses importations. Pour simplifier le travail d’export et d’import, il est souvent fait le choix d’une devise puissante (comme le dollar ou l’euro) soit en indexant sur elle la monnaie locale, soit même en adoptant cette monnaie comme monnaie locale. On observera que l’indexation de la monnaie locale sur le dollar peut aussi être utilisée pour des motifs de haute stratégie très éloignés de l’obligation de financer les importations (cas de la Chine et de la relation du yuan avec le dollar).

Toutes ces devises différentes et évaluées en permanence les unes par rapport aux autres constituent un système complexe encadré par quelques institutions : le F.M.I. et la Banque Mondiale d’une part qui ont pour objet de prévenir les crises financières et de les corriger quand elles n’ont pas été évitées d’une part et de financer à long terme les grands projets de développement d’autre part ; et la Banque des règlements internationaux, instance technique qui surveille l’équilibre général du système,  et abrite aussi les comités d’experts réunis constamment pour améliorer le fonctionnement du système. Ces institutions sont des associations d’États (188 États sont membres du FMI).

 

6.       Prochaine réunion : 13 02 2013 Salle D

Lire le chapitre sur l’État (page 89 à 104).



[1] Voir texte du 27 mai 2012 sur le blog
[2] Voir IMF Working paper « Growth Forecast Error and Fiscal Multipliers” by Olivier Blanchard and Daniel Leigh Janvier 2013
[3] Dans la zone euro, le contrôle est exercé par le Système Européen des Banques Centrales (SEBC) qui comprend la BCE et la banque centrale de chaque État membre de la zone euro.
[4] Fonds Monétaire International Les DTS constituent une monnaie de réserve des banques centrales qui peut être échangée contre une devise forte entre deux banques centrales.
[5] La protection du cours légal est assurée par l’article R642-3 du Code pénal : « Le fait de refuser de recevoir des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France selon la valeur pour laquelle ils ont cours est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 2e classe. »
[6] Article 442-1 du Code pénal
« La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 450 000 € d’amende. […] Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sureté sont applicables aux infractions prévues par le présent article. »
Article 442-3 du Code pénal
« La contrefaçon ou la falsification de pièces de monnaie ou de billets de banque français ou étrangers n’ayant plus cours légal ou n’étant plus autorises est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. »
Article 442-7 du Code pénal
« Le fait, pour celui qui a reçu les signes monétaires contrefaisants ou falsifies vises à l’article 442-1 en les tenant pour bons, de les remettre en circulation après en avoir découvert les vices est puni de 7500 euros d’amende. »
[7] Désormais la distribution de la monnaie fiduciaire est intégralement assurée par les distributeurs mécaniques, en contrepartie de monnaie électronique émise par une carte dont les sorties sont recopiées sur le compte en banque auquel cette carte est rattachée.
[8] Voir Annexe
[9] Voir note sur la politique monétaire dans les grandes zones monétaires
[10] Idem 1

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