La Cour des comptes a rendu le 3 juillet un rapport sur
« La situation et les perspectives des finances publiques » auquel il
avait été fait références sous l’expression « audit de la Cour des
comptes ». Rappelons que l’audit
est une activité de contrôle qui s’exerce en appliquant une procédure ; la
procédure appliquée pour le contrôle des comptes, comme pour de nombreuses
autres activités, est normalisée par l’Organisation Internationale de
normalisation (ISO). Outre l’application de ces normes, le contrôle des comptes
est pour certaines institutions une obligation légale entraînant pour
l’auditeur une responsabilité pénale (cas les commissaires aux comptes) ou des
obligations de conseil (pour la Cour de comptes) ; c’est pourquoi le titre
du rapport mentionne « la situation » contrôlée par l’audit, et
« les perspectives » dont la description couvre le conseil.
Le plan du rapport est le suivant :
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la situation en 2011 ;
-
la situation et les perspectives en 2012 ;
-
les perspectives pour 2013 et au-delà ;
-
les conséquences des nouvelles règles
européennes.
La situation en 2011
Le niveau du déficit de la France (5.2%) est le double de
celui qui permettrait de stabiliser la
dette en pourcentage du PIB ; en conséquence, elle augmente de 3.7% et les
intérêts de 12% (52.6 Milliards).
La situation et les perspectives en 2012
La cour n’a pas tenu compte des décisions prises après
l’élection présidentielle ni les conséquences des décisions européennes en
faveurs d’Etats ou de banques en difficulté.
Néanmoins, la Cour souligne que la trajectoire prévue exige,
pour être respectée, une stricte vigilance dans l’exécution des dépenses et une
réduction de la croissance de l’ONDAM de 0.2%, des mesures fiscales nouvelles
d’effet rapide et d’un montant significatif.
Les perspectives pour 2013 et au-delà
Le rééquilibrage rapide des comptes publiques doit être
impérativement poursuivi en 2013 et prolongé jusqu’en 2016-2017, non seulement
par augmentation des recettes, mais aussi par diminution des dépenses.
Les prévisions macroéconomiques associées aux projets de
lois de finances devront être validées par un organisme indépendant. Le respect
des règles budgétaires devra être vérifié a priori et a postériori par un
comité budgétaire. Les déviations devront être automatiquement corrigées.
Conclusion générale
1)
Une trajectoire 2012 à réassurer
2)
Une difficile équation budgétaire pour 2013 (Le non-respect de la trajectoire
présenterait des risques économiques, financiers et sociaux bien plus
importants et durables que ceux que fait peser à court terme sur l’activité
économique la réduction rapide du déficit)
3)
Une gouvernance d’ensemble de nos finances
publiques à réformer (Il est peu
pertinent de fixer une trajectoire exigeante de retour à l’équilibre si une
partie des administrations publiques peut continuer à définir ses actions
indépendamment de cette contrainte nationale)
4)
Une priorité absolue : renforcer l’efficience
des dépenses publiques
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