Avec quelques idées simples telles que la répartition du revenu[1], ou l’égalité nécessaire entre l’offre et la demande[2], ou l’égalité non moins nécessaire entre la production et le revenu, dite loi des débouchés, attribuée à J.B. Say, on peut entrer dans la grande économie politique en exploitant une arithmétique on ne peut plus simple.
Dans la formule de la note 2, remplaçons Production par
Consommation + Épargne + Impôts,
ce que nous autorise la Loi sur les débouchés, on obtient :
Consommation + Épargne + Impôts + Importation = Consommation + Investissement + Dépenses de l’État + Exportations
Dont on peut éliminer Consommation de chaque terme, ce qui donne :
Épargne + Impôts + Importation = Investissement + Dépenses de l’État + Exportations
Et, en rapprochant les Importations des Exportations, l’Investissement de l’Épargne et les Impôts des Dépenses de l’État (en changeant le signe puisque l’on change de côté), on obtient :
(Épargne – Investissement) + (Impôts – Dépenses de l’État) = Exportations – Importations
C’est-à-dire le solde de la Balance Courante du commerce extérieur. On voit qu’en cas d’équilibre entre l’épargne et les investissements l’égalité entre le solde budgétaire et la balance courante est
inévitable. Ce que les fameux déficits jumeaux des Etats-Unis nous ont montré
depuis trente ans.
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[1] Revenu = Consommation + Épargne + Impôts
[2] Production + Importation = Consommation + Investissement + Dépenses de l’État + Exportations
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