Depuis que le change existe, on a utilisé deux méthodes de cotation ; l’une consiste à fixer le cours (c’est-à-dire le prix) d’une unité de la monnaie locale (ou principale ou maître) dans l’autre monnaie, par exemple le prix d’un euro en dollar est de 1.37 dollar ; l’autre à fixer le prix d’une unité de l’autre devise dans la monnaie locale, par exemple le prix d’un dollar en euro, le même jour, est de 0.73 euro. Selon les cas, on utilise l’une ou l’autre méthode pour des raisons de convenance pratique, pas pour des raisons psychologiques.
Il se trouve que l’euro est coté sur toutes les places de la zone euro (car il était évidemment nécessaire d’appliquer la même méthode partout) selon la première méthode, et la question a été posée de savoir si ce choix ne nuisait pas à l’euro en ne montrant pas sa stabilité, ce qu’aurait fait la seconde méthode.
Voici donc deux séries de cotations entre l’euro et le dollar selon les deux méthodes, illustrant l’histoire de l’euro contre le dollar (d’abord en baisse et ensuite en hausse) :
Méthode actuelle.....................Autre méthode
Nombre de $ pour 1€..............Nombre de € pour 1$
1 ...1.18 ........................................0.85
2 ...1.10 .......................................0.91
3 ...1.00 .......................................1.00
4 ...0.95 .......................................1.05
5 ...0.82 .......................................1.22
6 ...0.90 .......................................1.11
7 ...1.05 ........................................0.95
8 ...1.20 ........................................0.83
9 ...1.30 ........................................0.77
10 .1.40 ........................................0.71
Devant ces deux colonnes de chiffres[1], on ne peut décider si la variation du nombre de dollars pour un euro de la première reflète davantage la variabilité de l’euro que celle du dollar, de même que pour la seconde, la variation du nombre d’euros pour un dollar ne reflète ni la variabilité de l’un ni celle de l’autre, mais seulement les variations relatives des deux monnaies entre elles ; pour mesurer cela et faire la part de chacun dans la variation relative totale, il faudrait faire intervenir une troisième monnaie (supposée invariable) et alors comparer les variations de l’euro et du dollar avec cette monnaie qui deviendrait monnaie de
référence. Cela pourrait se faire pour une monnaie secondaire qui choisirait le dollar ou l’euro comme référence, mais cela n’aurait pas de sens pour les deux principales monnaies du monde. Il faut donc examiner les variations propres de chacune des monnaies par d’autres méthodes, ce que fait la BCE pour l’euro mais en s’intéressant seulement, à juste titre, aux monnaies avec lesquelles la zone euro a des relations commerciales et financières.
[1] Un graphique montrerait un parfait parallélisme des courbes construites avec ces deux séries de points
Il se trouve que l’euro est coté sur toutes les places de la zone euro (car il était évidemment nécessaire d’appliquer la même méthode partout) selon la première méthode, et la question a été posée de savoir si ce choix ne nuisait pas à l’euro en ne montrant pas sa stabilité, ce qu’aurait fait la seconde méthode.
Voici donc deux séries de cotations entre l’euro et le dollar selon les deux méthodes, illustrant l’histoire de l’euro contre le dollar (d’abord en baisse et ensuite en hausse) :
Méthode actuelle.....................Autre méthode
Nombre de $ pour 1€..............Nombre de € pour 1$
1 ...1.18 ........................................0.85
2 ...1.10 .......................................0.91
3 ...1.00 .......................................1.00
4 ...0.95 .......................................1.05
5 ...0.82 .......................................1.22
6 ...0.90 .......................................1.11
7 ...1.05 ........................................0.95
8 ...1.20 ........................................0.83
9 ...1.30 ........................................0.77
10 .1.40 ........................................0.71
Devant ces deux colonnes de chiffres[1], on ne peut décider si la variation du nombre de dollars pour un euro de la première reflète davantage la variabilité de l’euro que celle du dollar, de même que pour la seconde, la variation du nombre d’euros pour un dollar ne reflète ni la variabilité de l’un ni celle de l’autre, mais seulement les variations relatives des deux monnaies entre elles ; pour mesurer cela et faire la part de chacun dans la variation relative totale, il faudrait faire intervenir une troisième monnaie (supposée invariable) et alors comparer les variations de l’euro et du dollar avec cette monnaie qui deviendrait monnaie de
référence. Cela pourrait se faire pour une monnaie secondaire qui choisirait le dollar ou l’euro comme référence, mais cela n’aurait pas de sens pour les deux principales monnaies du monde. Il faut donc examiner les variations propres de chacune des monnaies par d’autres méthodes, ce que fait la BCE pour l’euro mais en s’intéressant seulement, à juste titre, aux monnaies avec lesquelles la zone euro a des relations commerciales et financières.
[1] Un graphique montrerait un parfait parallélisme des courbes construites avec ces deux séries de points
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