Dossier permanent d'un groupe de courageux amateurs de science économique

Ce blog a pour but de garder une trace utile de ce qui s'est dit ou fait ou a été étudié dans le groupe. Il y est pratiqué une totale liberté pour l'insertion des commentaires sur les articles, les articles des membres étant revus par l'animateur avant publication.

samedi 18 février 2012

LE GRAND MALENTENDU


FICHE DE LECTURE

Détails sur le produit

· Broché: 192 pages

· Editeur : Ellipses Marketing (4 octobre 2011)

· Collection : La France de demain

· Langue : Français

Prix conseillé :

€10.00







Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

L'économie est comme le temps qu'il fait. Tout le monde en parle, mais personne ne sait vraiment comment elle fonctionne. Constat d'autant plus inquiétant qu'il concerne également les politiques. L'économie est alors perçue comme un corps étranger, incontrôlable et profondément amoral. Le bouc émissaire, fort utile, de tous les errements du politique. Cette posture, insupportable, interdit une véritable politique économique. Il est temps d'inverser la tendance.

Biographie de l'auteur

Gilles Le Blanc est économiste, professeur à l'école Mines ParisTech et chercheur au Cerna.

Commentaire du lecteur

Dans un prologue intitulé : « Comment parler d’économie ? », l’auteur définit l’économie comme un langage, un mode d’exposition de faits que chacun peut observer dans les réalités économiques et en particulier dans l’entreprise.

Après avoir observé que ce langage est soit confisqué par les experts, soit vidé de son sens par les démagogues, il propose une méthode (voir annexe) permettant à chacun de le maîtriser, car c’est un outil indispensable à la compréhension du monde.

Cette idée séduisante et simple d’accès est longuement développée au moyen d’exemples convaincants, et se termine sur une critique du discours politique bien nécessaire.

Il reste que les économistes ne semblent pas être en mesure de reprendre le contrôle du langage économique, ce que sont parvenus à faire les professionnels du droit dans leur discipline.


ANNEXE

Esquisse de la méthode

Tous les sujets du débat public ont une importante dimension économique.

L’économie se trouve de ce fait placée en position de responsable des difficultés actuelles

D’autre part la démagogie et le populisme prospèrent sur l’ignorance

Il faut donc adopter :

- Une attitude : Ne pas accepter que la complexité laisse le débat aux experts

- Une démarche : la compréhension de nos problèmes dépend de notre compréhension du monde, et on y parvient avec l’assistance de l’économie. Cela passe par l’acquisition du vocabulaire puis par la maîtrise des différentes perspectives propres à une question (consommateur, producteur, citoyen). On arrive ensuite à l’interprétation des chiffres (sources, construction, modèle)

A ce stade, il faut réaliser que d’autres disciplines jouent un rôle (parfois important) dans l’économie ; c’est le cas de la sociologie, de la gestion, de la finance, de la géographie, de l’histoire, de la philosophie, du droit, de la gouvernance. Et cela, sans omettre que les principaux problèmes dits sociaux (chômage, compétitivité, innovation, formation, logement, banlieues, environnement, énergie) comportent tous une forte association avec des problèmes économiques.

Les difficultés du débat économique subsistent alors pour deux motifs :

- Le mélange des genres : par l’usage des arguments dits de bon sens, par la référence à la morale, ou par la référence à des objectifs stratégiques relevant d’autres dimensions

- Le besoin de débattre de grandes questions que l’on pourrait simplement qualifier de questions difficiles, telles que : la problématique de l’environnement, les objectifs, moyens et justification d’une politique industrielle, le protectionnisme, une politique économique nationale est-elle encore possible ?, etc.




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